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Nos Objectifs

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Aujourd’hui, les politiques publiques développées en appui à la coopération et à la solidarité internationales le sont en l’absence d’une connaissance fine du tissu :

  1. Au niveau de l’Etat, le Président de la République a rappelé, dans son allocution de clôture des Assises du Développement, en 2013, « qu’il y a 300 ONG à dimension nationale et 3000 dans les territoires (…) et 2 millions de donateurs ».
    L’origine de ces chiffres n’est pas précisée.
    Le nombre de « 300 ONG nationales » renvoie sans doute au répertoire de la CCD édité en 2004 et à la représentation de Coordination Sud. Par contre, le nombre avancé sur les ONG territoriales peut être questionné. En effet, rien que pour les 12 dispositifs régionaux, quelques 5 à 6000 ASI sont répertoriées sur la base du volontariat.
  2. Au niveau de la presse ou du monde associatif :
    Par ailleurs Viviane Tchernonog annonce 40 000 « associations humanitaires », chiffre repris par la CPCA lors de la campagne présidentielle. C’est aussi le chiffre qui sera repris par la presse lors de l’épisode de l’arche de Zoé car aucune étude nationale n’est alors disponible pour décrire et expliquer cet engagement citoyen. Toutefois ces données ne renvoient pas à une analyse précise du champ international et est basé sur une extrapolation à partir de 10 000 questionnaires seulement couvrant l’ensemble du champ des associations 1901.
  3. Au niveau des régions, les données sont très parcellaires, seuls les réseaux régionaux multi-acteurs proposent quelques chiffres mais ceux-ci sont construits sur des bases floues :
    1. Quelles définitions pour des associations de « solidarité » (quid du 4L Trophy, des Jumelages, des associations économiques, des OSIM ou caisses de solidarité) ?
    2. Quel périmètre pour l’« international » (Japon, Allemagne ou uniquement ZSP - Zone de Solidarité Prioritaire) ?

Travaillant depuis 20 ans pour les collectivités locales et donc des « politiques publiques », Yannick Lechevallier a engagé différentes études sur les créations d’associations ayant une résonnance avec l’international (solidarité, générosité, charité mais aussi à visée culturelle ou solidarité familiale/privée, de soutien en France d’étrangers, …).

Avec une identification de 5 à 6000 créations par an,
nous estimons pertinent de travailler sur une hypothèse de
50 000 associations de coopération internationale en activité.

L’OCIL est né de cette démarche de questionnement et de recherche, rassemblant différentes personnes souhaitant renforcer la connaissance de ce tissu par les acteurs nationaux et développer des dynamiques participatives de renforcement de l’intelligence collective.

Comment ne pas rêver devant l’expertise de ces 500 000 citoyens engagés dans la coopération internationale ?
L’idée de l’OCIL est de permettre à ces acteurs qui s’engagent dans des coopérations internationales de pouvoir se reconnaitre et échanger.

Mais l’idée est aussi de donner à voir aux instances publiques locales (ouverture au monde), régionales (économie, emplois…) et/ou nationales (diplomatie, emplois, …) un diagnostic précis de ce tissu afin d’appuyer à la détermination de politiques publiques pertinentes.